On me parle de coûts, de compute, de quinze ou trente pour cent. On me parle comptable. Mais la question n'est pas là. La souveraineté n'est pas une dépense : c'est la condition pour qu'il y ait un sujet capable de dépenser. Une puissance se définit par une chose, une seule — sa capacité à dire non. Celui qui confie ses données vitales à une infrastructure qu'un pays tiers peut lire ou couper n'a pas acheté de la performance : il a loué sa volonté. Et l'on ne loue pas sa volonté à crédit.
Le Camp B m'offre le meilleur outil. Je réponds : un outil qu'on ne maîtrise pas est une laisse, pas une main. La vraie limite n'est jamais le prix ; c'est celle qu'une puissance se fixe à elle-même pour rester maîtresse d'elle-même. L'Europe doit choisir : être plus riche et tenue, ou plus pauvre et libre. J'ai choisi. On ne bâtit rien de grand sur une permission qu'un autre peut retirer.
- Camp B — le Marché ouvert : confondre l'outil et la main ; la capacité sans maîtrise n'est pas un pouvoir, c'est une laisse dorée
- Recadrage du débat : sortir la question du terrain comptable (le surcoût 15-30%) pour la ramener au principe — qu'est-ce qu'une puissance qui ne peut plus dire non ?
- Le seuil L3-L4 non comme barrière technique mais comme la limite qu'une civilisation se donne pour rester sujet et non vassale